La socialisation est souvent définie comme un processus d’inculcation de normes et de valeurs exercé par la société sur les individus (Durkheim). Mais elle est aussi étudiée comme un processus d’intériorisation ou de subjectivation de ces normes et valeurs. L’objet de cet enseignement est de comprendre comment les individus, enfants puis adolescents, acquièrent progressivement tout à la fois une identité personnelle et sociale. Cette construction de la personnalité (le « soi » disait G. H. Mead, après W. James) est un jeu complexe d’identifications et de différenciations par rapport à des « autrui » qui s’effectue dans des groupes restreints : tout d’abord dans la famille (que Cooley appelait « groupe primaire »), mais aussi dans les groupes de pairs (copains de classe et de quartier) et à l’école. Cette « socialisation primaire » se poursuit avec une « socialisation secondaire » propre aux mondes du travail, des loisirs adultes et de la citoyenneté (Berger et Luckmann).
En outre, il s’agit de comprendre comment les groupes primaires sont eux-mêmes traversés par des ensembles de relations plus vastes : des rapports sociaux de classe, de genre et d’ethnicisation. Les rapports sociaux intergénérationnels doivent être aussi pris en compte. C’est à leurs intersections que la sociologie d’aujourd’hui cherche à approcher les causes de la réussite ou de l’échec scolaire dans les trajectoires individuelles. Ces modes de socialisation entraînent des « stigmatisations » (Goffman) et des discriminations dans les institutions. Le langage et les affects en sont des vecteurs importants.
En outre, il s’agit de comprendre comment les groupes primaires sont eux-mêmes traversés par des ensembles de relations plus vastes : des rapports sociaux de classe, de genre et d’ethnicisation. Les rapports sociaux intergénérationnels doivent être aussi pris en compte. C’est à leurs intersections que la sociologie d’aujourd’hui cherche à approcher les causes de la réussite ou de l’échec scolaire dans les trajectoires individuelles. Ces modes de socialisation entraînent des « stigmatisations » (Goffman) et des discriminations dans les institutions. Le langage et les affects en sont des vecteurs importants.
- Teacher: Maillard Alain