Ce cours sera consacré à l’étude d’une période-clé dans l’histoire de l’Occident médiéval, caractérisée, après la dislocation de l’empire carolingien et l’émergence des principautés, par la mise en place d’un ordre socio-politique original connu sous le nom de féodalité, bientôt suivi par le temps de la reconstruction des pouvoirs monarchiques, notamment au sein de l’Église et des royaumes anglo-normand et français : ceux-ci feront donc l’objet de la plus grande attention. Par ailleurs, quoique centré sur cette histoire des pouvoirs, le cours fera également leur place aux évolutions économiques et culturelles indissociables de cette époque qui fut aussi celle du premier grand essor occidental.
Ce cours sera consacré à l’étude d’une période-clé dans l’histoire de l’Occident médiéval, caractérisée, après la dislocation de l’empire carolingien et l’émergence des principautés, par la mise en place d’un ordre socio-politique original connu sous le nom de féodalité, bientôt suivi par le temps de la reconstruction des pouvoirs monarchiques, notamment au sein de l’Église et des royaumes anglo-normand et français : ceux-ci feront donc l’objet de la plus grande attention. Par ailleurs, quoique centré sur cette histoire des pouvoirs, le cours fera également leur place aux évolutions économiques et culturelles indissociables de cette époque qui fut aussi celle du premier grand essor occidental.
À partir du VIe siècle, l’équilibre des pouvoirs se bouleverse autour de la Méditerranée. La fragmentation politique des royaumes installés sur le territoire de l’empire romain d’Occident, tout comme la réorganisation de l’empire romain d’Orient, modifient les flux dans la région. La naissance de l’Islam au VIIe siècle et la conquête rapide de la moitié sud de l’espace méditerranéen entraînent également de nouvelles dynamiques. À partir du VIIIe siècle, les trois espaces impériaux (empire carolingien, empire byzantin, califat abbasside) sont reliés par de nombreux échanges humains, intellectuels, diplomatiques et économiques. Ils peuvent se déployer de manière pacifique ou conflictuelle, traduisant les concurrences et les compétitions mais aussi les coopérations entre ces puissances. Les tensions internes entraînent cependant leurs divisions dès le IXe siècle : califats concurrents de Cordoue et Grenade, principautés post-carolingiennes, tensions autour de l’iconoclasme. Cette nouvelle géographie politique réorganise les relations entre des acteurs plus nombreux et parfois nouveaux, comme les Normands ou les Turcs. La période ouverte par l’expansion latine à la fin du XIe siècle reconfigure une partie de ses relations, par la guerre (croisades, conquête d’al-Andalus) mais aussi le commerce ou les échanges culturels. Au XIIIe siècle, le morcellement politique et l’essor économique se combinent pour donner naissance à de nouvelles sociétés. Au sein même de ces territoires, les communautés politiques, religieuses ou sociales s’entrecroisent à différentes échelles et sont en contact permanent. Plus qu’un territoire divisé entre trois blocs cohérents et unifiés par des régimes politiques et religieux stables, la Méditerranée est un monde de flux et d’échanges permanents.

Ce cours consiste en une initiation aux techniques de datations, à l'étude de divers matériaux issus des fouilles. l'idée est un changement d'échelle de l'objet au monument.

« La France dans la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) »

L’historiographie de la France de la Seconde Guerre mondiale a beaucoup évolué depuis quelques années. Ainsi, par exemple, la défaite de 1940 fait dorénavant l’objet d’une lecture profondément renouvelée. Quant à l’attitude des Français, elle se révèle considérablement plus complexe qu’une vision binaire (résistance/collaboration) ne l’a longtemps présentée. Ni héros, ni bourreaux, les Français, dans leur majorité, ont taché de survivre en un temps où ils se trouvaient confrontés à des événements gigantesques. Ce module, évidemment lié à l’évolution globale du conflit, restera centré sur le cas français, mais avec une géographie large liée aux enjeux impériaux et aux engagements des soldats de la France libre.

Ouvrages de référence :

Alya Aglan, La France à l’envers. La guerre de Vichy (1940-1945), Gallimard Folio, 2020.

Jean-François Muracciole, La France pendant la Seconde Guerre mondiale, Le livre de Poche, 2002.

Jean-Pierre Azéma, De Munich à la Libération 1938-1944, Paris, Seuil.

Nicolas Beaupré, Les Français dans la guerre, 1939-1945, Belin, 2015.

Julian Jackson, La France sous l’Occupation (1940-1944), Flammarion, 2019.